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Pour voir un peu plus loin que le bout de son nez…


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Ces #graines interdites dont raffolent les #agriculteurs #Semances

Pour qu’une graine de blé puisse être vendue à un paysan, qui la sèmera, et en fera notre pain quotidien, il faut que la graine appartienne au « catalogue officiel ». C’est la loi, en France et en Europe. Le catalogue semble bien fourni avec 30 000 semences ouvertes au commerce. Mais malgré cette apparente abondance, la biodiversité agricole tend à diminuer dramatiquement, comme le révèle la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, créée en 2008 après le Grenelle de l’environnement. Elle édite un rapport consacré au blé tendre, qui démontre que sa diversité génétique s’est considérablement érodée.

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Votre #smartphone, un #mouchard de poche ?

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Même les experts a priori les plus au fait de l’importance prise par les données massives et la collecte de celles-ci dans la nouvelle économie de l’immatériel peuvent tomber de leur chaise. «On savait qu’il y avait une collecte de données par les applications et par Google. Mais ce qu’on n’avait pas imaginé, c’était l’ampleur de la collecte. C’est affolant.» Vincent Roca et son équipe se sont penchés sur l’écosystème du smartphone, cette boîte noire qui pompe de la data sans que son utilisateur en soit vraiment informé. Chercheur à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), il a coordonné le projet Mobilitics, en collaboration avec la Cnil, la commission qui veille à la protection de nos données personnelles. Des cobayes ont été équipés d’iPhone et de smartphones tournant avec le système Android de Google. Soit près de 90 % du parc français. Munis d’outils d’analyse, ils ont observé, en deux vagues de trois mois, le fonctionnement de chacun des deux systèmes d’exploitation.

Leur conclusion ? Google est une passoire qui transforme votre téléphone en mouchard de poche. «Avec Apple, il y a de plus en plus de limitations sur les données que peuvent récolter les applications. Mais du côté de Google et Android, on ne voit aucune volonté de permettre à l’utilisateur d’avoir un meilleur contrôle sur ses données», constate Vincent Roca.

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Stephen #Hawking et Elon #Musk réclament l’interdiction des #robots tueurs

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C’est une nouvelle charge portée contre les dangers potentiels de l’intelligence artificielle (IA). Dans une lettre ouverte publiée lundi 27 juillet, plus d’un millier de personnalités, dont une majorité de chercheurs en IA et en robotique, ont réclamé l’interdiction des armes autonomes, capables « de sélectionner et de combattre des cibles sans intervention humaine ».

Parmi les signataires, on retrouve Elon Musk, le célèbre PDG du constructeur de voitures électriques Tesla et de SpaceX, et l’astrophysicien britannique Stephen Hawking, qui avaient déjà fait part publiquement de leurs inquiétudes concernant l’IA. Mais aussi le cofondateur d’Apple Steve Wozniak, le linguiste américain Noam Chomsky ou encore Demis Hassabis, le fondateur de DeepMind, une entreprise consacrée à l’intelligence artificielle rachetée par Google.

Lire la suite : Le Monde


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#Villepin: «Notre devoir pour l’#Europe» #Grèce

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L’Europe a cru pouvoir faire table rase de son histoire. Mais, aujourd’hui, avec la crise grecque, c’est l’Histoire qui lui saute à la figure

On ne peut rien comprendre à la crise grecque en pensant que la Grèce, c’est au fond une petite Allemagne, mais une Allemagne mal gérée.

L’Histoire de la Grèce, ce n’est pas la démocratie athénienne, les tragédies de Sophocle et le Parthénon, tout le folklore repris dans les articles de presse qui titrent paresseusement sur la « tragédie grecque ».

C’est au fond l’histoire d’une colonie ottomane soumise pendant trois siècles, devenue au XIXe siècle jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale une quasi colonie britannique. Et comme partout, la colonisation crée un effondrement des élites d’un pays,  coupées du peuple qui les considère comme vendues à l’étranger. En résulte un climat de division permanente, depuis la guerre civile larvée de 1945-46 jusqu’au régime des colonels. Comme partout, la colonisation crée une faiblesse profonde, une illégitimité  de l’Etat, parce que l’Etat c’est toujours l’occupant. En résulte évidemment un pays sans cadastre, qui ne paye pas d’impôts, avec une armée hypertrophiée et une Eglise qui seule est le ciment identitaire historique. C’est une Irlande qui ne s’est pas libérée elle-même.

L’histoire de la Grèce, c’est l’histoire d’un pays des Balkans, pas très différent de ses voisins albanais, bulgares, macédoniens, avec une économie incapable de se libérer des vestiges du féodalisme, gouvernée par des clans, armateurs, grands propriétaires fonciers, dignitaires politiques. Des clans qui ne changent pas, quel que soit le régime politique, et qui préservent leurs propres intérêts. On fait mine de rendre l’industrie grecque compétitive, mais l’industrie grecque, c’est 10% du PIB grec – quand en Allemagne ce sont 30%.

 La Grèce est donc un pays qui, depuis toujours, dépend de l’arrivée de devises de l’extérieur, par les touristes, par ses travailleurs immigrés dans les années 50 et 60, par les fonds structurels européens dans les années 80, par la dette dans les années 90 et 2000. En somme, rien n’a changé. Le problème de la Grèce, c’est sa balance des paiements. Elle doit s’inventer une économie. Cela prend du temps.

L’histoire récente de la Grèce, c’est l’histoire de la plus grande punition d’un pays en temps de paix.

Il n’y a guère d’exemple d’un pays développé subissant, sans guerre, une telle chute de  son revenu -25% depuis 2009. Un chômage des jeunes de 60%, c’est à dire une génération sacrifiée. Peut-on imaginer la rancœur qui s’installe pour des décennies dans ce pays, cultivant le ressentiment et le sentiment d’être victime de l’histoire ? La morale de l’histoire grecque, c’est bien : « Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Les grands pays ne payent pas les dettes quand elles sont écrasantes. Les Allemands en premier – ni en 1919, ni en 1945 puisque les dettes ont été remises en 1953. Et la France n’a cessé de dissoudre ses dettes par la planche à billets du temps du franc. Nous ne sommes pas les mieux placés pour donner des leçons à la Grèce, y compris dans notre histoire récente.

En somme c’est un pays qui ressemble davantage aux pays du Moyen-Orient qu’à ceux d’Europe du Nord, qui peine à surmonter son passé et à s’affranchir de sa dépendance aux capitaux étrangers. C’est un pays que nous punissons de ne pas être à la hauteur de nos rêves. C’est la vengeance de Lord Byron, des philhellènes déçus et des belles âmes romantiques. Et c’est d’ailleurs la même déception de notre orientalisme de pacotille qui nous rend incapable de voir les pays arabes tels qu’ils sont et nous plonge dans une spirale d’interventions militaires.

L’erreur de l’Europe c’est de croire qu’on change des peuples par des directives européennes. Nous, Français, nous devrions comprendre ce que c’est de faire face à ses démons.

C’est aux Grecs de prendre en main leur destin. Et c’est aux Européens de les aider :

Parce qu’on ne change pas de voisins. Un continent, ça ne déménage pas.

Parce qu’une Grèce forte est importante pour le rôle de l’Europe en Méditerranée. Une Grèce nationaliste et humiliée c’est la garantie de tensions avec une Turquie qui, elle-même, est en proie au doute. C’est le conflit chypriote qui se pérennise. C’est une immigration plus difficile encore à maîtriser.

Parce que punir les Grecs, c’est donner le signe de la mise au pas de toute l’Europe. Et qui décidera à quoi doit ressembler un bon Européen ?

Avons-nous « sauvé » une Grèce ingrate en la renflouant depuis 2010 ? Trois fois non.

D’abord nous avons substitué des créances publiques à des créances privées pour sauver nos banques, les banques françaises et allemandes essentiellement, exposées à la dette grecque. Et nous avons eu raison de le faire, pour éviter une nouvelle crise économique.

Ensuite nous avons imposé des réformes à contre-temps qui ont cassé l’économie grecque, au point de la rendre incapable de rembourser les 317 milliards de dettes accumulées.

Un exemple : on demande à grands cris la fin des préretraites – c’est légitime sans doute, mais cela n’a aucun sens dans un pays avec 26% de chômage où le seul effet de la réforme serait de mettre au chômage des préretraités et donc de réduire leurs pensions.

Enfin nous avons volontairement refusé de la sauver complètement, pour maintenir la pression, parce que nous n’avions aucune confiance dans leurs gouvernants. Résultat : une crise qui pouvait se régler presque sans coûts en 2010 promet aujourd’hui une perte sèche – rien que pour la France – d’un tiers à la totalité des 42 milliards d’euros que la Grèce doit, directement ou indirectement, à la France.

Alors que faire ? En finir avec la morale et faire enfin de la politique – en Grèce comme en Europe.

La suite sur Mediapart


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Michel #Bauwens : « #Uber et #Airbnb n’ont rien à voir avec l’économie de #partage »

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Ancien chef d’entreprise, Michel Bauwens étudie depuis une dizaine d’années l’économie collaborative et ses réseaux qui s’organisent pour créer des outils partagés et mutualiser les savoirs et le travail. Auteur de « Sauver le monde, vers une société post-capitaliste avec le peer-to-peer » (Les Liens qui libèrent), il est l’un des théoriciens des « communs », un modèle économique et politique d’avenir selon lui, et une réponse à la crise écologique et de civilisation liée à la raréfaction des ressources. A condition que l’Etat joue pleinement son rôle de régulateur.

Comment analysez-vous la crise que provoque en France l’installation de plateformes telles qu’Uber ?

Il faut faire attention au vocabulaire qu’on emploie. L’« économie de partage » que j’appelle « pair-à-pair », où les individus s’auto-organisent pour créer un bien commun, a un potentiel émancipatoire important. Mais Uber ne relève pas de cette « économie collaborative » ou « de partage ». Il s’agit plutôt d’une mise sur le marché de ressources qui, jusque-là, n’étaient pas utilisées. La différence entre une production pair-à-pair et Uber, c’est le morcellement du travail, la mise en concurrence entre les travailleurs pour obtenir un service, sans qu’ils aient accès à ce service, ce « bien commun », en l’occurrence l’algorithme contrôlé par la firme. Cela entraîne des déséquilibres, et avec eux la précarité. Quand Uber s’installe à Paris, les profits vont à ses actionnaires de la Silicon Valley. Ces entreprises sont compétitives car elles concurrencent les hôteliers et les taxis en parasitant l’infrastructure déjà existante. Elles n’ont pas à investir dans la construction d’automobiles ou d’hôtels. Cela leur donne un énorme avantage car elles captent une plus-value du fait de cette efficacité. Il y a là un vrai danger, en raison de la façon dont ce phénomène est encadré.

(…)

« Plutôt que d’être dans une transmission de haut en bas en considérant les citoyens comme des consommateurs, une ville ou un Etat peut devenir un partenaire et faciliter l’autonomie sociale et individuelle »

Quelle est la troisième voie ?

La troisième voie est à mon sens celle de Bologne où la ville, à travers The Bologna Regulation for the Care and Regeneration of Urban Commons, mène une politique facilitatrice, elle crée les infrastructures pour permettre aux gens d’exercer leur autonomie, met en place une régulation municipale pour le soin des biens communs : la loi autorise les habitants à proposer des changements pour leur quartier et s’engage à les aider à réaliser ces projets, avec un processus d’évaluation à la clé. Plutôt que d’être dans une transmission de haut en bas en considérant les citoyens comme des consommateurs, une ville ou un Etat peut devenir un partenaire et faciliter l’autonomie sociale et individuelle. C’est une source de progrès social. Plusieurs projets vont en ce sens en Italie.

Et en France, de telles initiatives ont-elles les conditions de se développer ?

Il en existe un grand nombre, la plupart promus par la Société civile. Des éco-agriculteurs ont ainsi créé une plateforme de création d’outils agricoles en OpenSource au sein de l’association « Atelier paysan » et aident aujourd’hui des paysans dans plusieurs pays à créer leur propre atelier de machines agricoles. C’est un modèle très intéressant qui pourrait être appliqué plus largement. Dans la plupart des grandes villes, de jeunes entrepreneurs sociaux se fédèrent pour mutualiser leur activité, créer leurs mutuelles, au sein de tiers lieux comme la Coroutine ou Mutualab à Lille, dans une dynamique naissante de culture collaborative. Le beau projet « Encommun.org » s’est donné pour objectif de créer une cartographie de tous les biens communs physiques et immatériels comme les flux et la mobilité. Cette culture peut apporter une réponse à l’individualisme et à la fragmentation propres à la postmodernité, en reliant les individus. C’est en ce sens que ce modèle est une réponse à la crise de civilisation et écologique que traverse l’Occident. D’ailleurs, c’est en Occident que cette culture se développe, parce que c’est ici qu’on en a le plus besoin.

Intégralité de l’article sur lemonde.fr


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Pascal #Canfin : « La parole du #pape, un renfort de poids » pour un accord sur le #climat #COP21

Spécialiste des questions climatiques, l’ancien ministre du développement Pascal Canfin, aujourd’hui conseiller pour le World resources institute, décrypte les attentes sur l’encyclique du Pape François sur l’écologie attendue jeudi 18 juin.

« La Croix » : En quoi la publication de l’encyclique du pape François sur l’écologie pourra-t-elle aider à la conclusion d’un accord mondial sur le climat en décembre prochain à Paris ?

 Pascal Canfin : Il est très important que les leaders religieux dans leur ensemble s’engagent sur la question climatique car dans de nombreux pays, notamment dans les pays en développement, la parole religieuse est très influente sur les leaders politiques. Dans les pays catholiques, la parole du Pape peut mobiliser la fibre morale de la population et des décideurs.

 Pourquoi l’attente autour de ce texte va-t-elle au-delà des seuls catholiques ?

P. C.: Le pape François est un pape considéré comme progressiste qui a une aura particulière parmi tous ceux qui défendent les sujets sociaux et environnementaux, qu’ils soient catholiques ou non. Sa parole dans ces domaines est attendue comme celle d’un allié, d’un soutien. Dans cette bataille culturelle qu’est aussi la lutte contre le changement climatique, la parole du pape est perçue par cette partie de la société qui est au front depuis des années comme un renfort de poids.

Comment l’encyclique aidera-t-elle les négociateurs  ?

P. C.: Toute la question est de savoir comment les décideurs politiques eux-mêmes vont se saisir de l’enjeu climatique. Or, un des moteurs de leur action est le sens de leur responsabilité historique. Que ce soit Angela Merkel, Barack Obama ou François Hollande, avoir œuvré à la conclusion d’un accord mondial sur le climat pourra être considéré, avec le recul, comme un élément majeur de leur mandat.

C’est un motif de mobilisation de l’action politique, de se situer au-delà des échéances de court terme. Le fait que le pape, véritable autorité morale, vienne sur ce terrain renforce cet enjeu de responsabilité historique.

Lire l’intégralité de l’article dans La Croix


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Ce qu’ils attendent de l’encyclique du pape François

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Jamais un pape n’avait écrit une encyclique dédiée à l’écologie. Très attendue, l’encyclique du pape François Laudato Sii (Loué sois-tu) sera publiée le 18 juin. Quatre personnalités engagées pour une approche chrétienne de l’écologie ont confié leurs attentes à La Vie.

Patrice de Plunkett : « Une critique virulente du modèle économique »

Fabien Revol : « Des réponses pastorales et théologiques »

François Euvé : « La confirmation de l’engagement de l’Eglise sur l’écologie »

Tugdual Derville : « Un supplément d’âme et de cohérence sur les questions écologiques »

Lire l’intégralité de l’article sur La Vie

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